mercredi, janvier 31, 2007

Traitement

Je pourrais prendre des cours de japonais. Je pourrais prendre des cours de basse, je pourrais même trouver un groupe, basse ou chant, qui sait. Je pourrais prendre des cours d’aïkido – réagir comme l’eau -, de cet art martial chinois que je trouve si beau et dont je ne connais pas le nom, voir de capoeira, pour la sensation grisante de se battre sans se battre, danser sans danser, se retrouver la moitié du temps la tête en bas. Je pourrais continuer de m’entraîner au skate, ne serait-ce pour arriver à me déplacer librement, parce que c’était mon but quand j’ai commencé. Tout ceci sans compter les occupations que je peux avoir chez moi, guitare, dessins, lecture et les jeux vidéos que je délaisse ces derniers temps.
Et plutôt que de choisir une ou plusieurs de ses activités, je devrais aller voir un psy ? Bien sur il y a une chance que cela soit bénéfique, mais il faut avoir qu’il n’est pas facile de pousser quelqu’un qui ne prend pas la peine d’aller voir le médecin quand il est malade, de le faire… Et puis franchement pousser quelqu’un à subir une thérapie quand il ne sort pas plus pour ses loisirs que pour chercher à manger, il faut être sacrément optimiste…
Parce que problème il y a sûrement, ça je ne contesterai surtout pas.
Mais problème psychologique j’en doute un peu. Blocage, refus, transfert, rupture avec la réalité, paranoïa, schéma illogique, je ne nie pas la possibilité qu’il y ait quelque chose de la sorte mais j’émets de fortes réserves.
Le principe de la psychologie est d’écouter. Le problème est que je n’ai pas envie qu’on m’écoute. Je parle suffisamment souvent pour que ça ne me fasse plus grand bien. J’ai même souvent pensé, et je continue à penser souvent que je parle trop. Et ce n’est rien comparé aux discutions interminables que je tiens avec moi-même… Non je crois que j’ai besoin qu’on me parle, en fait. C’est d’un philosophe dont j’aurais besoin. Parce que réfléchir je ne fais que ça. Ce n’est pas une solution dont j’ai besoin, de toute façon il n’y en a pas. Mais des pensées justes, des idées claires, des points de vue intéressants, des analyses pertinentes, de la relativisation. Et ce n’est pas en monologuant comme je le fais depuis des nombreuses années que je risque d’avoir ce que je cherche.
Alors comment faire ?
Serait-ce la seule chose ici bas qui ne se vende pas ?

mardi, janvier 30, 2007

Gratuit pour les filles

J’ai réduit ce texte, parce que j’ai finit par m’ennuyer à m’entendre parler, et je me doute que c’est largement pire pour vous, dussè-je me contenter d’en juger par les réactions à mes dernières notes.

Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour rendre la situation plus viable pour les femmes (étant entendu qu’on se fout éperdument de faire en sorte qu’elle soit meilleure pour les hommes, même si je dois avouer qu’il n’y peut-être pas de solutions à leur problèmes)… Ne pas leur mettre de pression sexuelle apparente ? Il y a des chances que cela ne soit même pas assez. Tout simplement parce qu’en réalisant ce qu’il peut nous arriver d’attendre d’elles, il leur arrive de se mettre cette pression toutes seules…

Les pratiques sexuelles décrites par les femmes ont grandement évolué au cours des dernières années. Possiblement rien n’a changé en substance,

On peut bien sur objecter que c’est le tabou sur la question qui s’est levé, de mon côté je continue à penser que ce n’est pas la seule raison.
On vit clairement dans une génération pornographique. Mais les hommes sont piégés de leur propre insistance. Tout simplement parce que bien des femmes, commençant à comprendre qu’elle n’iront probablement jamais aussi loin, aussi vite que des hommes, se bloquent, se dégoûtent, ou se persuadent que le sexe n’est pas fait pour elles, pas pour les femmes.

Qu’est-ce qui différencie les deux sexes ?

Certains disent que ce sont les hormones, ou du moins la constitution de l’homme qui fait cela, d’autre l’histoire sociale et morale de la femme. Mais ceux qui rejetteraient toute différence en bloc me laisseraient perplexe. Il y a quelque chose qui fait que nous sommes différents, même si ça ne nous empêche de nous retrouver sur certains terrains.

Le fait que le vice soit de plus en plus apparent et avoué me laisse perplexe. Libertinage, bisexualité, pratique diverses… Je cherche à savoir à quel point les femmes peuvent être les égales de l’homme en matière de perversion, et dans quelle mesure elles ne se plient pas aux désirs des seuls hommes. Malgré l’évolution des mœurs et la génération porno, je pars toujours du principe que si les femmes pénétraient l’esprit des hommes, elles seraient au moins dans un premier temps profondément choquées, vois dégoûtées. Une fois de plus je redécouvre que philosopher ce n’est pas chercher des réponses mais chercher des questions, et je résumerais donc ma question, concernant l’évolution des pratiques et des moeurs à : « est-ce que vous aimez vraiment ça ? ».

samedi, janvier 27, 2007

Critique de la raison pure

Le contenu de cet ouvrage que je n'ai pas lu (et que je ne lirai pas tout de suite, faut se calmer un peu avec Kant xD) ne traite probablement pas de ce qui va suivre, mais disons que le titre évoque pour moi quelque chose d'approchant aux thèses que je vais développer ici et là.

Je voudrais parler de culture. Je ne suis absolument pas féru de culture (tiens tappez comme moi féru dans google vous aurez un petit paragraphe sympa sur l'origine du mot), si on exepte le fait qu'il me semble qu'on a interet à avoir des notions minimum de géographie, histoire ancienne et contemporaine, si possible artistique. Le principal éccueil de la culture est la collection de savoir. La mémoire est une chose dont je ne suis pas fan non plus, surement parce que je n'arrive pas à discipliner la mienne. Mais bon on a pour habitude d'accepter le fait que l'assemblage maladroit d'autant de connaissance qu'on veut, sans synthèse, logique, compréhension, imagination et esprit n'a que très peu d'interet.

Mais pourquoi ne pas lire, en effet, quelques unes de ces oeuvres, qui sont réellement bonnes pour l'esprit; pourquoi ne pas les lire, en tirer ce que l'on peut, se l'approprier, si possible le discuter avec quelqu'un d'autre, histoire d'être sur de ne pas trop dénaturer ce qu'on lit (sinon autant penser tout seul sans aide), en prendre une partie infime et la synthétiser dans sa propre morale, sa propre philosophie, sa propre epistémologie (chassez le scientifique, hein...^^').
Après, oublier qui a dit quoi, selon moi, n'a quasiment aucune incidence, pour une utilisation de la philosophie appliquée à la vie. Voilà un terme qui vient de me venir qui me plait déjà grandement. La Philosophie appliquée. Je vais essayer de trouver le temps de creuser ça.

Bon je conçois, surtout quand on aime peu ou pas lire, qu'on n'est pas aggrégé de français (désolé pour les euphémismes, voir litotes selon de qui on parle), mais je vais tenter de trouver des oeuvres philosophiques tout public, je pense que certaines vous passioneraient.
Pourquoi ne pas commencer par vous assurer que vous avez tout saisi en substance de ce que j'ai essayé de vous faire parvenir dans cet article ?

mardi, janvier 23, 2007

sataniste

Voilà que l'eau est littérallement recouverte par le feu, smoke on the water, dirait l'autre. Qui en est la cause ? Moi, bien sur, principalement, une faille dans mon self contrôle. Mais qui a donc pu provoquer cette faille ? Un évangélisateur.
Il y a quelques semaines, lassé de recevoir ses mails dégoulinants de charité simulée, je lui ai demandé poliment d'arreter de m'envoyer, car c'est visiblement un péon lamba qui ne sait pas qu'il est illégal d'envoyer un spam sans permettre de se désabonner de la mailing list (il semblerait même qu'il faille maintenant confirmer qu'on veut recevoir les mails, sans quoi on doit être radiés automatiquement, cf. un collègue de bureau). Mes mails restant sans réponse, j'en ai envoyé un autre, à peine plus aggressif, et je vous assure que je maîtrise à peu près bien le nuancier de se sentiment.
Il a finit par me répondre et montrer son vrai visage :
  • Apparemment ingénieur en chimie (surement censé m'impressionner), marié, "bien dans ses baskets", selon lui.
  • Homophobe. L'homosexualité citée conjointement à la pédophilie et une autre phrase du genre "non, dieu ne veut pas que vous soyez homosexuels". On s'y attendait. J'espère que vous savez qu'il y a des centres aux états Unis et surement ailleurs pour "guérir" les homo. Je vous laisse apprecier celà à sa juste valeur.
  • Apparemment ouvert, tolérant et charitable, il méprise réellement les autres. Je ne lui avait encore rien dit d'autre que le fait que je ne croyais pas en son dieu et lui m'a écrit qu'avant il ne comprenait rien, comme moi, il vivait dans la débauche; très gentille attention de sa part de décrire ma vie d'athé comme il se l'imagine.
Tout cela pour vous dire plusieurs choses. D'une part, je suis hors de moi, ça vous fera probablement pas loin de l'effet que j'imagine que ça vous fera. Ensuite, et dieu (ahah) sait que je n'apprécie que modéremment les chrétiens, comprennez que cet homme n'est pas un chrétien. C'est un évangélisateur fanatique, qui critique même vivement l'église, dans le mail qu'il m'a envoyé. Quelque soit votre jugement sur ces choses, soyez certains que cet homme se situe bien en deça du chrétien lambda et nous sous-estimez pas le vice de l'hypocrisie, c'est un des pires vices, qui permet de se pardonner tout et n'importe quoi.

mardi, janvier 16, 2007

Feu (Hi / Ho / Ka)




Le feu, la passion, l'impulsion, l'énergie. On aurait tendance à penser que c'est le carburant de la vie, qu'on meurt sans ça. Et pourtant il me semble que rien n'est moins sur, du moins si on en juge par l'espérance de vie d'un alumette...
Baser sa vie sur la passion, l'impulsion, l'énergie, c'est baser sa vie sur des quantités qui se perdent le plus facilement.

Malheureusement j'ai bien l'impression que c'est mon tempérament pourtant, que celui de la flame, la motivation fulgurante, autant que passagère, l'impatience, la fougue, la volonté que l'instant soit éternel et non que l'eternel soit fait d'instants. Et l'on respecte et l'on admire le feu. Le fort en gueule, le battant, le fonceur, le militant, le volontaire, que sais-je encore. Et pourtant ces pauvres bougres incarnent bien plus souvent leur action que leur essence, par leur nature même de feu, qui agit mais n'est quasiment pas. Et on veut plaire pour ce qu'on est. A contrario, le calme, le sage, le patient, le tolérant, le bienveillant, passent pour des faibles, des gens ininterressants, fades et sans surprises.

C'est amusant dans ce contexte de vouloir faire son possible pour changer son feu en eau.

Je viens d'être absorbé par un interview d'Alexandre Jollien, philosophe handicapé de 24 ans, je vais finir cet article avec la pensée que ce ne sont pas ceux qui souffrent de manques divers qui sont les plus à plaindre, mais ceux qui n'ont cure de la philosophie. Car pour citer maladroitement la phrase de Socrates qui a fait s'interresser cet homme à la philosophie, il faut consacrer sa vie à être meilleur et non à vivre mieux. certains peuvent peut-être vivre heureux sans philosophie, mais elle seule permet de lutter contre les faiblesses de l'ame et en celà elle est peut-être notre seule amie.

lundi, janvier 08, 2007

06/01/07 : shopping

*Samedi 6 Janvier 2007, 16h34*

Après un réveil laborieux, mais néanmoins aidé par mon ami bob. J'ai passé l'après-midi (12h-16h) dehors. J'ai d'abord pris la nouvelle voie de tram pour aller manger puis me rendre dans pas moins de 4 boutiques de livres et autres produits culturels. Bilan : 9 mangas, 2 romans, 2 livres de philo et un guide d'apprentissage du japonais. J'ai choisit de mettre fin à cette rafle au moment où j'ai réalisé que j'aurais également à sortir près de chez moi pour m'acheter de quoi manger.
J'ai dans un premier temps ressentis une excitation certaine à l'idée d'accumuler tous ces tomes, ces concentrés d'évasion, puis j'ai réalisé que je ressentais une sensation désagréable... Je crois que je me suis écoeuré de ma consommation. Je ne sais pas si ça vient de mon caractère flemmard, mais c'est vrai que j'ai un peu de mal à accepter cette façon de vivre.
Evidemment c'est la rançon de notre habitude au confort, mais c'est quand même étrange de réaliser qu'on passera la majorité de notre vie à effectuer des tâches dénuées de signification métaphysique, pour arriver à nous nourrir, lire, rire et baiser, choses qu'on aimerait trouver dans la nature.

Dans le même esprit, j'ai été ennuyé de voir qu'un roman de science fiction ou un manga coûtent 5 euros, et un recueil de philo entre 7 et 10 euros. Evidemment ils offrent à réfléchir pendant des heures, des jours, une vie, mais en volume de lecture, un traité de philo ne représente pas le quart d'un roman. Alors effectivement il y a sûrement là un effet d'offre et de demande, mais il est quand même fâcheux de voir qu'on n'encourage pas l'achat de telles oeuvres. De plus je crains que beaucoup de ces prix soient fixés dans une optique élitiste, celle qui fait qu'on vend mieux certaines choses quand on en augmente le prix. D'un autre côté je doute que le prix soit la raison du désintérêt global pour ces livres. Arrêtons de critiquer.

Une pensée qui m'est revenue, en rapport avec mon article de l'autre côté : il y a quelque chose qui rassemble les bien-pensant philosophes post-puberté, il ne faut surtout pas juger les gens. C'est intéressant parce que dans un premier temps On pourrait penser qu'une des choses qui nous distinguent de la bête se trouve être notre capacité à émettre un jugement... Je suppose que je comprends néanmoins l'idée libertaire sous-jacente à cette pensée unique et simpliste. Il faudrait se garder de rendre une sentence.
Mais je vous en prie, n'allez pas vous laisser convaincre qu'on ne doit pas donner son avis, c'est quand même incroyable les dérives du politiquement correct. De mon côté je vous engage le plus souvent possible dans un premier temps à vous forger une opinion et dans un second à la partager et à la débattre avec les gens qui auront su vous convaincre qu'ils ne se foutent pas de ce que vous pensez.

Dernière chose, je ne sais plus ce qui m'a amené à penser ça, mais je réalise de plus en plus un de mes travers, ou du moins un de mes traits; j'ai par exemple du mal avec les possessions, le prêt et l'emprunt, le don et l'acceptation. Désormais j'ai réglé pas mal de mes conflits avec le fait de recevoir un cadeau de quelqu'un mais je préfère toujours donner que prêter par exemple.
Et je me suis récemment dit que ça n'était pas sans avoir de rapport avec mon esprit calculateur. Pas dans le sens de la radinerie, quoi que sait-on jamais, mais dans la pure acception mathématique. Je calcule tout, j'ai peut-être aussi un problème face aux choix arbitraires, j'aime à motiver mes décisions précisément.
Je trouve que c'est amusant de la part de quelqu'un qui possède un semblant de sensibilité artistique, pas vous ?

mercredi, janvier 03, 2007

Y'a quelqu'un ?

J'ai pas de coloc et trop de tickets resto, qui vient me voir ce week-end ?