vendredi, juin 25, 2010

Go with the flow

Je crois que c'est ce que je vais faire. Essayer de trouver un but à sa vie peut s'avérer être une chose dangeureuse. Déjà parce qu'on peut tout au plus trouver un but à ses actions, et que confondre ça avec le but de sa vie c'est s'exposer à se brider, s'entêter, et tout simplement perdre sa raison de vivre dans le pire des cas. Et puis parce que même trouver une direction pour sa vie ça n'est pas toujours possible, et ça n'est pas forcément indispensable.

Toujours est-il que je n'en ai plus vraiment. Et je ne sais pas encore ce que ça m'évoque exactement mais ça s'apparente à un renoncement serein, du moins j'essaie de le voir comme ça. Je n'ai pas envie d'avoir un plan en tête, une seule raison de faire ce que je fais. J'ai surtout envie de faire ce qui me plait. Il n'y a pas à avoir de raison pour faire les choses. Sinon c'est trop facile de trouver des raisons pour faire les mauvaises, ou encore pire pour ne rien faire.

J'ai beaucoup dit qu'il fallait faire, dernièrement. Je le crois toujours. Et cela ne veut pas dire que j'y arriverai toujours, cela ne veut pas dire que je ne changerai pas d'avis, et cela ne veut pas non plus dire qu'il faut gesticuler. Une chose que j'ai choisi de faire assez souvent récemment : me reposer. Bien que je n'arrive pas à faire autant que je le voudrais, agir ne veut pas encore pour moi dire courir, sauter dans tous les sens, faire tout est n'importe quoi qui est réputé cool.

Et puis il ne faut pas non plus que ça devienne une raison à l'inaction, donc se méfier de "je n'ai pas à faire ci ou ça, je fais tout (et uniquement) ce dont j'ai envie", car après tout c'est ce qui sert à beaucoup d'excuse pour végéter toute une vie. La suite découlera d'un mélange d'indulgence envers mes propres envie, et d'efforts pour conquérir de nouvelles terres, parfois avant même de savoir que je veux d'elles. Et advienne que pourra. Finalement ce n'est pas tant important.

Désormais je n'ai plus peur d'échouer, j'ai sincèrement peur de laisser ma peur d'échouer m'empêcher d'agir. Parce que finalement, on a beau savoir qu'il faut se lancer, et que si on foire ce n'est pas tant grave, ce n'est pas toujours facile d'agir. Des fois j'ai l'impression d'avoir merdé plus que quiconque, et c'est bien heureusement compensé par le fait que j'ai l'impression de vivre de plus en plus de choses. Ca doit vouloir dire que je suis sur la bonne voie^^