06/01/07 : shopping
*Samedi 6 Janvier 2007, 16h34*
Après un réveil laborieux, mais néanmoins aidé par mon ami bob. J'ai passé l'après-midi (12h-16h) dehors. J'ai d'abord pris la nouvelle voie de tram pour aller manger puis me rendre dans pas moins de 4 boutiques de livres et autres produits culturels. Bilan : 9 mangas, 2 romans, 2 livres de philo et un guide d'apprentissage du japonais. J'ai choisit de mettre fin à cette rafle au moment où j'ai réalisé que j'aurais également à sortir près de chez moi pour m'acheter de quoi manger.
J'ai dans un premier temps ressentis une excitation certaine à l'idée d'accumuler tous ces tomes, ces concentrés d'évasion, puis j'ai réalisé que je ressentais une sensation désagréable... Je crois que je me suis écoeuré de ma consommation. Je ne sais pas si ça vient de mon caractère flemmard, mais c'est vrai que j'ai un peu de mal à accepter cette façon de vivre.
Evidemment c'est la rançon de notre habitude au confort, mais c'est quand même étrange de réaliser qu'on passera la majorité de notre vie à effectuer des tâches dénuées de signification métaphysique, pour arriver à nous nourrir, lire, rire et baiser, choses qu'on aimerait trouver dans la nature.
Dans le même esprit, j'ai été ennuyé de voir qu'un roman de science fiction ou un manga coûtent 5 euros, et un recueil de philo entre 7 et 10 euros. Evidemment ils offrent à réfléchir pendant des heures, des jours, une vie, mais en volume de lecture, un traité de philo ne représente pas le quart d'un roman. Alors effectivement il y a sûrement là un effet d'offre et de demande, mais il est quand même fâcheux de voir qu'on n'encourage pas l'achat de telles oeuvres. De plus je crains que beaucoup de ces prix soient fixés dans une optique élitiste, celle qui fait qu'on vend mieux certaines choses quand on en augmente le prix. D'un autre côté je doute que le prix soit la raison du désintérêt global pour ces livres. Arrêtons de critiquer.
Une pensée qui m'est revenue, en rapport avec mon article de l'autre côté : il y a quelque chose qui rassemble les bien-pensant philosophes post-puberté, il ne faut surtout pas juger les gens. C'est intéressant parce que dans un premier temps On pourrait penser qu'une des choses qui nous distinguent de la bête se trouve être notre capacité à émettre un jugement... Je suppose que je comprends néanmoins l'idée libertaire sous-jacente à cette pensée unique et simpliste. Il faudrait se garder de rendre une sentence.
Mais je vous en prie, n'allez pas vous laisser convaincre qu'on ne doit pas donner son avis, c'est quand même incroyable les dérives du politiquement correct. De mon côté je vous engage le plus souvent possible dans un premier temps à vous forger une opinion et dans un second à la partager et à la débattre avec les gens qui auront su vous convaincre qu'ils ne se foutent pas de ce que vous pensez.
Dernière chose, je ne sais plus ce qui m'a amené à penser ça, mais je réalise de plus en plus un de mes travers, ou du moins un de mes traits; j'ai par exemple du mal avec les possessions, le prêt et l'emprunt, le don et l'acceptation. Désormais j'ai réglé pas mal de mes conflits avec le fait de recevoir un cadeau de quelqu'un mais je préfère toujours donner que prêter par exemple.
Et je me suis récemment dit que ça n'était pas sans avoir de rapport avec mon esprit calculateur. Pas dans le sens de la radinerie, quoi que sait-on jamais, mais dans la pure acception mathématique. Je calcule tout, j'ai peut-être aussi un problème face aux choix arbitraires, j'aime à motiver mes décisions précisément.
Je trouve que c'est amusant de la part de quelqu'un qui possède un semblant de sensibilité artistique, pas vous ?
Après un réveil laborieux, mais néanmoins aidé par mon ami bob. J'ai passé l'après-midi (12h-16h) dehors. J'ai d'abord pris la nouvelle voie de tram pour aller manger puis me rendre dans pas moins de 4 boutiques de livres et autres produits culturels. Bilan : 9 mangas, 2 romans, 2 livres de philo et un guide d'apprentissage du japonais. J'ai choisit de mettre fin à cette rafle au moment où j'ai réalisé que j'aurais également à sortir près de chez moi pour m'acheter de quoi manger.
J'ai dans un premier temps ressentis une excitation certaine à l'idée d'accumuler tous ces tomes, ces concentrés d'évasion, puis j'ai réalisé que je ressentais une sensation désagréable... Je crois que je me suis écoeuré de ma consommation. Je ne sais pas si ça vient de mon caractère flemmard, mais c'est vrai que j'ai un peu de mal à accepter cette façon de vivre.
Evidemment c'est la rançon de notre habitude au confort, mais c'est quand même étrange de réaliser qu'on passera la majorité de notre vie à effectuer des tâches dénuées de signification métaphysique, pour arriver à nous nourrir, lire, rire et baiser, choses qu'on aimerait trouver dans la nature.
Dans le même esprit, j'ai été ennuyé de voir qu'un roman de science fiction ou un manga coûtent 5 euros, et un recueil de philo entre 7 et 10 euros. Evidemment ils offrent à réfléchir pendant des heures, des jours, une vie, mais en volume de lecture, un traité de philo ne représente pas le quart d'un roman. Alors effectivement il y a sûrement là un effet d'offre et de demande, mais il est quand même fâcheux de voir qu'on n'encourage pas l'achat de telles oeuvres. De plus je crains que beaucoup de ces prix soient fixés dans une optique élitiste, celle qui fait qu'on vend mieux certaines choses quand on en augmente le prix. D'un autre côté je doute que le prix soit la raison du désintérêt global pour ces livres. Arrêtons de critiquer.
Une pensée qui m'est revenue, en rapport avec mon article de l'autre côté : il y a quelque chose qui rassemble les bien-pensant philosophes post-puberté, il ne faut surtout pas juger les gens. C'est intéressant parce que dans un premier temps On pourrait penser qu'une des choses qui nous distinguent de la bête se trouve être notre capacité à émettre un jugement... Je suppose que je comprends néanmoins l'idée libertaire sous-jacente à cette pensée unique et simpliste. Il faudrait se garder de rendre une sentence.
Mais je vous en prie, n'allez pas vous laisser convaincre qu'on ne doit pas donner son avis, c'est quand même incroyable les dérives du politiquement correct. De mon côté je vous engage le plus souvent possible dans un premier temps à vous forger une opinion et dans un second à la partager et à la débattre avec les gens qui auront su vous convaincre qu'ils ne se foutent pas de ce que vous pensez.
Dernière chose, je ne sais plus ce qui m'a amené à penser ça, mais je réalise de plus en plus un de mes travers, ou du moins un de mes traits; j'ai par exemple du mal avec les possessions, le prêt et l'emprunt, le don et l'acceptation. Désormais j'ai réglé pas mal de mes conflits avec le fait de recevoir un cadeau de quelqu'un mais je préfère toujours donner que prêter par exemple.
Et je me suis récemment dit que ça n'était pas sans avoir de rapport avec mon esprit calculateur. Pas dans le sens de la radinerie, quoi que sait-on jamais, mais dans la pure acception mathématique. Je calcule tout, j'ai peut-être aussi un problème face aux choix arbitraires, j'aime à motiver mes décisions précisément.
Je trouve que c'est amusant de la part de quelqu'un qui possède un semblant de sensibilité artistique, pas vous ?
1 Commentaires
ben non, pas vous alors
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