Traitement
Je pourrais prendre des cours de japonais. Je pourrais prendre des cours de basse, je pourrais même trouver un groupe, basse ou chant, qui sait. Je pourrais prendre des cours d’aïkido – réagir comme l’eau -, de cet art martial chinois que je trouve si beau et dont je ne connais pas le nom, voir de capoeira, pour la sensation grisante de se battre sans se battre, danser sans danser, se retrouver la moitié du temps la tête en bas. Je pourrais continuer de m’entraîner au skate, ne serait-ce pour arriver à me déplacer librement, parce que c’était mon but quand j’ai commencé. Tout ceci sans compter les occupations que je peux avoir chez moi, guitare, dessins, lecture et les jeux vidéos que je délaisse ces derniers temps.
Et plutôt que de choisir une ou plusieurs de ses activités, je devrais aller voir un psy ? Bien sur il y a une chance que cela soit bénéfique, mais il faut avoir qu’il n’est pas facile de pousser quelqu’un qui ne prend pas la peine d’aller voir le médecin quand il est malade, de le faire… Et puis franchement pousser quelqu’un à subir une thérapie quand il ne sort pas plus pour ses loisirs que pour chercher à manger, il faut être sacrément optimiste…
Parce que problème il y a sûrement, ça je ne contesterai surtout pas.
Mais problème psychologique j’en doute un peu. Blocage, refus, transfert, rupture avec la réalité, paranoïa, schéma illogique, je ne nie pas la possibilité qu’il y ait quelque chose de la sorte mais j’émets de fortes réserves.
Le principe de la psychologie est d’écouter. Le problème est que je n’ai pas envie qu’on m’écoute. Je parle suffisamment souvent pour que ça ne me fasse plus grand bien. J’ai même souvent pensé, et je continue à penser souvent que je parle trop. Et ce n’est rien comparé aux discutions interminables que je tiens avec moi-même… Non je crois que j’ai besoin qu’on me parle, en fait. C’est d’un philosophe dont j’aurais besoin. Parce que réfléchir je ne fais que ça. Ce n’est pas une solution dont j’ai besoin, de toute façon il n’y en a pas. Mais des pensées justes, des idées claires, des points de vue intéressants, des analyses pertinentes, de la relativisation. Et ce n’est pas en monologuant comme je le fais depuis des nombreuses années que je risque d’avoir ce que je cherche.
Alors comment faire ?
Serait-ce la seule chose ici bas qui ne se vende pas ?
Et plutôt que de choisir une ou plusieurs de ses activités, je devrais aller voir un psy ? Bien sur il y a une chance que cela soit bénéfique, mais il faut avoir qu’il n’est pas facile de pousser quelqu’un qui ne prend pas la peine d’aller voir le médecin quand il est malade, de le faire… Et puis franchement pousser quelqu’un à subir une thérapie quand il ne sort pas plus pour ses loisirs que pour chercher à manger, il faut être sacrément optimiste…
Parce que problème il y a sûrement, ça je ne contesterai surtout pas.
Mais problème psychologique j’en doute un peu. Blocage, refus, transfert, rupture avec la réalité, paranoïa, schéma illogique, je ne nie pas la possibilité qu’il y ait quelque chose de la sorte mais j’émets de fortes réserves.
Le principe de la psychologie est d’écouter. Le problème est que je n’ai pas envie qu’on m’écoute. Je parle suffisamment souvent pour que ça ne me fasse plus grand bien. J’ai même souvent pensé, et je continue à penser souvent que je parle trop. Et ce n’est rien comparé aux discutions interminables que je tiens avec moi-même… Non je crois que j’ai besoin qu’on me parle, en fait. C’est d’un philosophe dont j’aurais besoin. Parce que réfléchir je ne fais que ça. Ce n’est pas une solution dont j’ai besoin, de toute façon il n’y en a pas. Mais des pensées justes, des idées claires, des points de vue intéressants, des analyses pertinentes, de la relativisation. Et ce n’est pas en monologuant comme je le fais depuis des nombreuses années que je risque d’avoir ce que je cherche.
Alors comment faire ?
Serait-ce la seule chose ici bas qui ne se vende pas ?
0 Commentaires
Enregistrer un commentaire
<< Home