lundi, février 19, 2007

(in)certitude(s)

Il est une chose dont les philosophes populaires, j'entends en fait par là les hommes moyens qui s'essaient à la philosophie (et j'en suis content, toute proportion gardée), sont friands, c'est le doute.
Le concept de doute, probablement lié à celui de l'humilité, est un jouet philosophique qui me semble néanmoins exploser littéralement à la figure de ceux qui le maîtrisent mal.
Je passe mon temps à vous inciter à oser juger les choses ou les personnes, sans avoir peur d'être jugés en retour. Le doute est ici pour vous faire relativiser vos jugements.

Pas pour vous empêcher d'en avoir, ni de les travailler, ni de les discuter !

Le doute est là pour vous faire vous poser des questions, pour ne jamais vous satisfaire de vos réponses, mais surtout pas pour vous empêcher d'avoir des convictions. Apprenez à appréhender le doute, il vous servira.

jeudi, février 15, 2007

Ah mais...

Tiens, ce blog à deux ans.

mardi, février 13, 2007

Ca me poursuit

Et Critias, un de ceux qui furent tyrans à Athènes, semble appartenir au groupe des athées : il déclare que les anciens législateurs ont fabriqué la fiction de Dieu, défini comme une puissance qui porterait son regard sur les actions justes et les fautes des hommes, afin que personne ne portât tort en cachette à son prochain, ayant toujours à se garder du châtiment des dieux. Voici comment il formule cette idée : En ce temps-là jadis, l’homme traînait sa vie

Sans ordre, bestiale et soumise à la force,
Et jamais aucun prix ne revenait aux bons,
Ni jamais aux méchants aucune punition
Plus tard les hommes, je le crois, ont pour puni
Institué des lois, pour que régnât le droit
Et que pareillement <également à tous>,
La démesure soit maintenue asservie
Alors on pu châtier ceux qui avaient fauté.
Mais, puisque par les lois ils étaient empêchés
Par la force, au grand jour, d’accomplir leurs forfaits
Mais qu’ils les commettaient à l’abri de la nuit,
Alors, je le crois, ,
Un homme à la pensée astucieuse et sage
Inventa la crainte <>« C’était, leur disait-il, comme un démon vivant
d’une vie éternelle. Son intellect entend
Et voit tout en tout lieu. Il dirige les choses
De par sa volonté. Sa nature est divine,
Par elle il entendre toute parole d’homme,
Et par elle il verra tout ce qui se commet.
Et si dans le secret encore tu médites
Quelque mauvaise action, cela n’échappe point
Aux dieux, car c’est en eux qu’est logée la pensée. » sassent de craindre
D’avoir compte à rendre de ce qu’ils auraient fait, Dit, ou encore pensée, même dans le secret :
Aussi inroduit-il la pensée du divin.
Et c’est par ces discours qu’il donna son crédit
À cet enseignement paré du plus grand charme.
Quant à la vérité, ainsi enveloppée,
Elle se réduisait à un discours menteur,
Il racontait ainsi que les dieux habitaient
Un céleste séjour qui par tous ses aspects
Ne pouvait qu’effrayer les malheureux mortels.
Car il savait fort bien d’où vient pour les humains
La crainte, et ce qui peut secourir le malheur.
provenaient de la céleste sphère,
De cette voûte immense où brillent les éclairs,
Où éclatent les bruits effrayants du tonnerre;
Mais où se trouve aussi la figure étoilée
De la voûte céleste, et la fresque sublime,
Le chef-d’œuvre du temps, architecte savant,
Où l’astre de lumière, incandescent, s’avance.
Et d’où tombent les pluies sur la terre assoiffée.
Voilà les craintes dont il entoura les hommes,
Par lesquelles il sut, par l’art de la parole,
Fonder au mieux l’idée de la Divinité,
Dans le séjour voulu; et ainsi abolir
Avec les lois le temps de l’illégalité.
Puis, peu après, il conclut :
C’est ainsi, je le crois, que quelqu’un, le premier,
Persuada les mortels de former la pensée
Qu’il existe des dieux.'

Sextus Empiricus, Contre les mathématiciens. IX, 54.''

jeudi, février 08, 2007

Lucidité ?

Quand on n'a rien à perdre on risque moins, non ? C'est là plutôt un bon point positif ? En fait faut même pas se poser la question vu qu'on n'a pas le choix, pas vrai.

lundi, février 05, 2007

Et moi pendant ce temps là

Vous n'étiez pas là, mais maintenant vous n'aurez plus d'excuse^^
  • Le cynisme est la faiblesse de ceux qui ne supportent pas d'être déçus.
  • C'est tellement plus drôle de rire de 10 personnes identiques que d'unedifférente.
  • Tu m'aimes comme un frère ? Moi aussi, je t'aime comme une soeur; une soeur qui coucherait avec son frère.
  • Ne négligeons pas la fréquence à laquelle on peut substituer l'intelligence au savoir.
  • Contrairement à ce que l'on pourrait penser, rien de ce qui est fait ne pourra jamais être défait. Au mieux on pourra faire l'inverse par dessus, ce qui est fondamentalement différent.
  • A ma connaissance, avoir une certitude est le seul moyen infaillible d'avoir tort.
  • Le monde aura fait un grand pas en avant si un jour tout le monde a le courage d'avoir peur.
  • Le coeur a ses raisons que la raison ignore. Ouais, le cul aussi...
  • J'ai entendu quelqu'un chercher la différence entre astronomie et astrologie récemment. L'astronome admire les étoiles, assis, pour la beauté de le leur simple complexité. L'astrologue, lui, contemple les étoiles en marchant dans la rue, tout en étant persuadé que c'est le meilleur moyen qu'il a à sa disposition pour éviter de se prendre des poteaux dans la figure.
  • Qui essaie de mettre trop de cordes à son arc se rend vite compte qu'on a l'air con à chasser avec une harpe.
  • Il y a des raisons égoïstes d'être vertueux. Et elles sont probablement aussi bonnes que les autres.
  • Curieuse variante de l'égoïsme que de garder ses opinions pour soi.
  • A peu près tout le monde sait parler, mais la majorité des gens sont incapables de se taire.
  • On aime toujours, quand on a 20 ans.

jeudi, février 01, 2007

Juste pour rire

Je vais encore un peu me faire chier comme un con ce week-end.
J'offre toujours les restaurant et autres activités champêtres (ou pas).
Je suis bien entendu quelqu'un d'agréable en société (fusse-t-elle réduite à deux personnes, d'autant plus, je dirais même).
Donc comme d'habitude qui m'aime me suive, qui vient passer le week-end à Montpellier.