Euthanasie active ( 42 - 0 )
Je me suis fait la remarque hier soir et puis je me suis dit que j'allais me la garder parce que j'allais encore attirer les regards...
Et puis en fait, je réalise que de toute façon on me regarde toujours bizarement donc en fait, j'ai rien à perdre.
Je me suis demandé pourquoi l'idée d'assister à mon propre enterrement me tentait tellement, c'est un truc que j'adorerait. En fait, quand je veux me foutre en l'air, l'idée qu'enfin on va donner l'impression d'éprouver quelque chose pour moi m'est d'un grand réconfort. Parce qu'en fait, il faut bien dire qu'à un enterrement il faut montrer son émoi. En fait, si dans la société c'est quasi interdit, à un enterrement ça serait même plutôt obligatoire.
Je dis ça parce que je n'ai pas pleuré à l'enterrement de mon grand-père, le seul auquel j'ai assisté. J'étais trop en rage. Je voyais le curé forcer les petits enfant qui ne voulaient pas aller près du cercueil, tout ça pour faire avancer ces thèses catholiques de "il faut faire comme ça quand quelqu'un est mort". J'étais en rage parce que, dans le seul but de donner un endroit où on pourrait se réunir pour souffrir un peu plus ( je parle de la tombe ), devant des restes dévorés par les rampants, sous pretexte de créer cet endroit magnifique, on trimballait mon grand père dans une caisse de luxe, on le tenait avec des cordes, comme il etait trop lourd on le lachais brutalement, on se rendait compte que le trou n'était pas assez petit, on redescendait pour le creuser un peu... Quand on est sortis de ça avec ma mère et ma soeur, ma mère nous a dit :
"- Moi je veux pas qu'on m'enterre et vous ?
- Non plus.
- Non plus."
Toujours est-il que c'est comme ça, j'aimerais bien mourir de mon vivant, comme disait l'autre.
Mais il faut aussi préciser une chose, à un enterrement ce n'est pas forcément par pure bonté d'ame que l'on pleure. C'est principalement excessivement égoïste.
D'une part parce qu'on pense à sa propre mort.
D'autre part parce qu'on est triste d'avoir à se passer d'une personne.
Je m'explique.
Quand le père de mon ex s'est suicidé ( je parle sans crainte, personne ne la connait et de toute façon même quand j'allais mal et que j'étais avec elle, elle ne prenait plus la peine de voir si j'écrivais quelque chose ici... ), sincèrement je pense que ça vie ne valait plus la peine d'être vécu. Sa femme était 3/4 folle, ses deux filles venaient de quitter la maison et il était atteint selon toute vraissemblance d'une tumeur cérébrale ( sujet trop tabou pour que je sois sur de mes dires ).
Et là, il y a encore des gens pour se demander mais pourquoi il a fait ça, et pire, pourquoi il NOUS à fait ça. On doit bien finir par s'avouer que ce n'est pas de la peine pour lui qu'on éprouve, il n'avait que des souffrances à attendre de la suite.
Non, le plus dur c'est de se dire que NOUS ( façon de parler ) on va devoir se passer de lui. Parce que pour les week-end où on rentre à la maison et où ça fait plaisir de le voir, on aimerait qu'il continue à s'infliger le calvaire qu'était sa vie.
Il y a pourtant tant de personnes qui réclament le droit de mourir. Et c'est parce qu'elles sont physiquement handicapées, vieilles, qu'on ce dit de plus en plus qu'elles peuvent décider si leur vie vaut le coup. Celui qui croit qu'il y a une douleur physique qui arrive à la cheville d'une souffrance psychologique ne s'est jamais senti mal de sa vie.
J'ai posé la question une fois :
"- Honètement, si je devais choisir entre me couper un doigt tous les jours et subir ce que tu me fais subir, tu crois que je choisirai quoi ?
- Je sais...
- Et tu veux quand même que je continue à subir une vie qui me fait plus mal que l'idée de mourir...
- Mais...
- Tu veux que je te dise, ça me fait penser aux maîtres de torture, ceux qui savent maintenir en vie la victime, juste au seuil de la mort, pour pouvoir les torturer encore et encore."
C'est pas grave, j'ai dit à peu près ce que j'avais à dire.
Pour la forme, et surtout parce que j'ai sous la main des dizaines de façon d'en finir et qu'en soi ne pas le faire c'est déjà une victoire ( 42 - 0 c'est un bon score, mais dans le match vie/mort si la mort marque un seul point c'est la fin de la partie ),
:)
42 - 0
Et puis en fait, je réalise que de toute façon on me regarde toujours bizarement donc en fait, j'ai rien à perdre.
Je me suis demandé pourquoi l'idée d'assister à mon propre enterrement me tentait tellement, c'est un truc que j'adorerait. En fait, quand je veux me foutre en l'air, l'idée qu'enfin on va donner l'impression d'éprouver quelque chose pour moi m'est d'un grand réconfort. Parce qu'en fait, il faut bien dire qu'à un enterrement il faut montrer son émoi. En fait, si dans la société c'est quasi interdit, à un enterrement ça serait même plutôt obligatoire.
Je dis ça parce que je n'ai pas pleuré à l'enterrement de mon grand-père, le seul auquel j'ai assisté. J'étais trop en rage. Je voyais le curé forcer les petits enfant qui ne voulaient pas aller près du cercueil, tout ça pour faire avancer ces thèses catholiques de "il faut faire comme ça quand quelqu'un est mort". J'étais en rage parce que, dans le seul but de donner un endroit où on pourrait se réunir pour souffrir un peu plus ( je parle de la tombe ), devant des restes dévorés par les rampants, sous pretexte de créer cet endroit magnifique, on trimballait mon grand père dans une caisse de luxe, on le tenait avec des cordes, comme il etait trop lourd on le lachais brutalement, on se rendait compte que le trou n'était pas assez petit, on redescendait pour le creuser un peu... Quand on est sortis de ça avec ma mère et ma soeur, ma mère nous a dit :
"- Moi je veux pas qu'on m'enterre et vous ?
- Non plus.
- Non plus."
Toujours est-il que c'est comme ça, j'aimerais bien mourir de mon vivant, comme disait l'autre.
Mais il faut aussi préciser une chose, à un enterrement ce n'est pas forcément par pure bonté d'ame que l'on pleure. C'est principalement excessivement égoïste.
D'une part parce qu'on pense à sa propre mort.
D'autre part parce qu'on est triste d'avoir à se passer d'une personne.
Je m'explique.
Quand le père de mon ex s'est suicidé ( je parle sans crainte, personne ne la connait et de toute façon même quand j'allais mal et que j'étais avec elle, elle ne prenait plus la peine de voir si j'écrivais quelque chose ici... ), sincèrement je pense que ça vie ne valait plus la peine d'être vécu. Sa femme était 3/4 folle, ses deux filles venaient de quitter la maison et il était atteint selon toute vraissemblance d'une tumeur cérébrale ( sujet trop tabou pour que je sois sur de mes dires ).
Et là, il y a encore des gens pour se demander mais pourquoi il a fait ça, et pire, pourquoi il NOUS à fait ça. On doit bien finir par s'avouer que ce n'est pas de la peine pour lui qu'on éprouve, il n'avait que des souffrances à attendre de la suite.
Non, le plus dur c'est de se dire que NOUS ( façon de parler ) on va devoir se passer de lui. Parce que pour les week-end où on rentre à la maison et où ça fait plaisir de le voir, on aimerait qu'il continue à s'infliger le calvaire qu'était sa vie.
Il y a pourtant tant de personnes qui réclament le droit de mourir. Et c'est parce qu'elles sont physiquement handicapées, vieilles, qu'on ce dit de plus en plus qu'elles peuvent décider si leur vie vaut le coup. Celui qui croit qu'il y a une douleur physique qui arrive à la cheville d'une souffrance psychologique ne s'est jamais senti mal de sa vie.
J'ai posé la question une fois :
"- Honètement, si je devais choisir entre me couper un doigt tous les jours et subir ce que tu me fais subir, tu crois que je choisirai quoi ?
- Je sais...
- Et tu veux quand même que je continue à subir une vie qui me fait plus mal que l'idée de mourir...
- Mais...
- Tu veux que je te dise, ça me fait penser aux maîtres de torture, ceux qui savent maintenir en vie la victime, juste au seuil de la mort, pour pouvoir les torturer encore et encore."
C'est pas grave, j'ai dit à peu près ce que j'avais à dire.
Pour la forme, et surtout parce que j'ai sous la main des dizaines de façon d'en finir et qu'en soi ne pas le faire c'est déjà une victoire ( 42 - 0 c'est un bon score, mais dans le match vie/mort si la mort marque un seul point c'est la fin de la partie ),
:)
42 - 0
7 Commentaires
T'en qu'un sale enfoiré, mon clavier n'est pas étanche !!!
Ne le prends pas mal, "enfoiré" C un terme affectueux chez moi. Tu trouveras vite où lire le pkoi de ma réaction... mais merci, tu m'as contaminé, je n'avais que Paris en tête, et là...
PS : C sympa, je me vois dans T liens, j'avais pas fais gaffe avant. Tu savais ke tu aurais qqc à te faire pardonner ? CT prémédité ???
Tak. Bizarrement je te sens un peu plus positif que lorsque je t'ai découvert voilà un mois, continue, te laisse pas abattre.
caca boudin
Vermi : nan t'a gagné ta plage de pub parce que j'ai remis le nez dans mes liens et que j'y ai viré le blog du webmaster de narutofan qui ne poste plus. Mais pour être franc, je ne lis presque plus personne en ce moment.
Anonymouse : pas mieux.
poutoux !
:)
Par contre, je viens juste de penser à un truc. On est tous d'accord que le suicide c'est caca mais que l'euthanasie c'est fashion. Si on appellait le suicide "Auto-euthanasie active" vous croyez que ça pourrait bénéficier du même effet de mode et qu'on se retrouverait avec des kit suicide dans les pharmacies ? Le kit rose pour les filles avec la petite lame de rasoir et les medicaments, le kit bleu pour les garçons avec la petite corde ou le deluxe avec le revolver chargé, huhu ça serait marrant ça tiens.
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